Patrick Almeida Consultant immobilier · Réseau Efficity · Lyon 06 82 05 28 24

DPE F · DPE G · Audit énergétique

Vendre un appartement classé F ou G à Lyon

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être proposé à la location nue en France métropolitaine. Le vivier d'acquéreurs investisseurs s'est refermé d'un coup — et la décote qui en résulte est bien réelle. Elle n'est pas pour autant une fatalité : elle se pilote.

4,8 / 5 · plus de 160 avis Google Carte CPI 6901 2016 000 006 458 Réponse sous 24 h ouvrées
Depuis 2025Les logements classés G ne sont plus louables (location nue, métropole)
2028Les logements classés F rejoindront l'interdiction de location
ObligatoireAudit énergétique à fournir dès la mise en vente d'un bien F ou G

Ce qui a changé, et ce qui va changer

Le calendrier de la loi Climat et Résilience se déroule par paliers, et chaque palier retire un pan du marché locatif :

Ces échéances ne concernent que la location. Vous pouvez parfaitement vendre un bien classé G, et son acquéreur peut parfaitement l'habiter. Mais le marché, lui, a intégré le calendrier : un investisseur qui étudie un F aujourd'hui sait qu'il devra financer des travaux avant 2028, et il déduit ce montant du prix qu'il propose.

L'obligation qui surprend le plus de vendeurs

Depuis 2022 pour les biens classés G puis F, la vente d'un logement en monopropriété classé F ou G impose de remettre à l'acquéreur un audit énergétique dès la première visite. Ce n'est pas le DPE : c'est un document distinct, plus complet, qui présente un parcours de travaux chiffré. Beaucoup de vendeurs le découvrent à quinze jours du compromis, ce qui décale la signature. À anticiper impérativement dès la décision de vendre.

Le vrai mécanisme de la décote

On lit souvent des pourcentages de décote présentés comme des vérités générales. Ils ne veulent pas dire grand-chose isolément, parce que l'ampleur de l'écart dépend de trois variables qui se combinent différemment selon chaque bien.

Variable 1 — la part d'investisseurs sur votre segment

Un studio ou un T2 en centre-ville lyonnais s'adresse majoritairement à des investisseurs locatifs. Une étiquette G y ferme la porte à la majorité des acquéreurs potentiels, et l'impact sur le prix est maximal. Une maison familiale de 130 m² à Genas ou à Caluire s'adresse à des propriétaires occupants : l'interdiction de louer ne les concerne pas, et l'impact se limite à l'anticipation du coût de chauffage.

Variable 2 — la faisabilité réelle des travaux

Un acquéreur ne décote pas une lettre : il décote un devis. Si le passage de G à D suppose une isolation par l'extérieur soumise à l'accord de la copropriété et à l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France, il intègre à la fois le coût et l'incertitude. Si le même gain s'obtient par le remplacement d'une chaudière et l'isolation des combles, chantier réalisable seul en quelques semaines, la décote se réduit fortement.

Variable 3 — la tension sur l'emplacement

À la Croix-Rousse, sur le plateau, la demande reste supérieure à l'offre pour les beaux volumes. Un canut classé F s'y vend, parce que ce que l'acquéreur achète n'est pas une étiquette énergétique mais une hauteur sous plafond de quatre mètres et une adresse. Sur un secteur moins tendu, où l'acquéreur a le choix entre plusieurs biens comparables, l'étiquette devient le critère qui départage — et là, elle pèse lourd.

Les trois stratégies, chiffrées

Les trois voies possibles. Le choix dépend de votre trésorerie, de votre horizon de temps et surtout de la faisabilité technique des travaux dans votre copropriété.
StratégieCe que ça impliquePour qui
Vendre en l'état, prix assuméAnnonce transparente, audit fourni d'emblée, cible investisseur-rénovateurVendeur pressé, ou copropriété où les travaux sont hors de portée individuelle
Travaux ciblés puis venteUne ou deux interventions à fort levier pour gagner une ou deux lettres, puis nouveau DPEVendeur disposant de trésorerie et de trois à six mois devant lui
Vendre avec devis en mainVous ne faites pas les travaux mais vous fournissez des devis fermes d'artisansLe meilleur compromis dans la majorité des cas — coût quasi nul, incertitude levée

La troisième voie est celle que je recommande le plus souvent, et c'est la moins pratiquée. Sa logique est simple : ce qui fait fuir un acquéreur devant une passoire thermique, ce n'est presque jamais le montant des travaux — c'est de ne pas savoir combien ils vont coûter. Face à l'inconnu, il applique une marge de sécurité largement supérieure au coût réel, ou il renonce.

Deux devis d'artisans lyonnais joints au dossier de vente transforment une inquiétude diffuse en une ligne budgétaire. L'acquéreur peut alors intégrer le montant à son plan de financement, parfois même le faire financer dans son prêt. Le coût pour vous : quelques appels et deux visites d'artisan.

Avant tout : vérifier le DPE lui-même

Sur le bâti ancien lyonnais, un DPE défavorable repose parfois sur des données incomplètes plutôt que sur la réalité thermique du logement. Isolation posée il y a vingt ans sans facture conservée, menuiseries changées et non déclarées, système de chauffage mal renseigné : le diagnostiqueur applique alors des valeurs par défaut, toujours pénalisantes.

Avant d'accepter une décote, cela vaut donc la peine de rassembler tout l'historique de travaux du logement et de faire réaliser un second diagnostic par un autre professionnel certifié, en lui fournissant ces éléments. Gagner une lettre par ce seul travail documentaire arrive régulièrement — et sur un bien de 300 000 €, l'écart entre un F et un E justifie largement les deux semaines qu'il faut y consacrer.

Questions fréquentes

L'audit énergétique est-il vraiment obligatoire pour vendre ?
Oui, pour la vente d'un logement en monopropriété classé F ou G. Il doit être remis à l'acquéreur dès la première visite, au même titre que le DPE. Il va plus loin que le DPE : il propose un parcours de travaux chiffré, en une ou plusieurs étapes, permettant d'atteindre au minimum la classe E puis la classe B. Comptez un budget de quelques centaines d'euros et un délai de réalisation. C'est un document à anticiper, car son absence bloque la signature.
Puis-je encore louer mon logement classé F ?
Oui, aujourd'hui encore. L'interdiction de mise en location s'applique depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 aux logements classés G, et elle s'étendra aux logements classés F à compter de 2028. Un bien en F reste donc louable pour l'instant — mais tout investisseur qui l'achète intègre l'échéance dans son calcul, et le prix qu'il propose en tient compte. C'est précisément ce mécanisme d'anticipation qui crée la décote.
Vaut-il mieux faire les travaux avant de vendre ?
Cela dépend entièrement du levier disponible. Passer d'un G à un E grâce à une intervention ciblée — isolation des combles, remplacement d'une chaudière fioul, traitement des menuiseries — peut coûter nettement moins cher que la décote qu'on subit sans rien faire, et rouvre le marché aux investisseurs. À l'inverse, une rénovation globale sur un immeuble ancien en copropriété peut se révéler impossible à mener seul, parce que les postes déterminants — façade, toiture, chauffage collectif — relèvent de l'assemblée générale et non de vous. C'est le premier point que je vérifie.
Un DPE peut-il être erroné ?
Cela arrive, et plus souvent qu'on ne l'imagine sur le bâti ancien lyonnais. Les diagnostiqueurs travaillent avec les données dont ils disposent : si l'isolation intérieure posée il y a quinze ans n'est pas documentée, si le système de chauffage a été mal renseigné, ou si les menuiseries ont été changées sans facture conservée, le calcul se fait par valeurs par défaut, systématiquement pénalisantes. Retrouver les factures de travaux et faire réaliser un second DPE par un autre diagnostiqueur certifié fait parfois gagner une lettre entière. Cela vaut la peine d'y consacrer deux semaines avant de mettre en vente.
Quel type d'acquéreur achète encore un bien classé G ?
Le marché n'a pas disparu, il a changé de nature. Trois profils restent actifs : l'acquéreur qui achète pour y habiter lui-même, non concerné par l'interdiction de louer et souvent séduit par le prix d'entrée ; l'investisseur-rénovateur, qui achète justement pour créer de la valeur par les travaux et qui sait chiffrer un chantier ; et l'acquéreur d'un bien à fort caractère — un canut, un immeuble ancien de standing — pour qui l'emplacement et le cachet priment sur l'étiquette. Ces trois profils ne se touchent pas avec la même annonce ni avec le même argumentaire, et c'est là que se joue une grande partie du résultat.

Votre bien est en F ou en G ? Chiffrons les deux scénarios.

Vendre en l'état, ou faire les travaux d'abord ? Je vous donne les deux chiffres — prix probable aujourd'hui, prix probable après travaux, coût estimé du chantier — et vous décidez avec des montants réels plutôt qu'avec des impressions.

Gratuit, confidentiel et sans engagement — ou réservez 30 min en visio.